Kaolack, nom que porte la région est fondé au XIVéme siècle
de notre ère par Ngalick SARR. Celui-ci était un grand chasseur
et un pêcheur qui commerçait avec les habitants du saloum. Il
s’était installé non loin de la mer à l’emplacement actuel de
Ndangane, premier quartier de Kaolack. A ceux qui demander à sa
femme qui restait à la maison ou était Ngalick, elle répondait
invariablement « KA HAWLOOK », ce qui signifie dans
sa langue le Sérère : « il est parti à la chasse ».
Ainsi, de cette expression vint le nom de Kaolack.
Village, Kaolack fut administré par des hommes célèbres
comme le bour-Saloum Guédel Mbodj, Séga Sow ou son fils Mboutou
Sow, chef du canton du Laguème.
A l’époque coloniale, Kaolack a eu comme premier commandant
de cercle Librèche DALBECA.
En 1960, date de l’indépendance du Sénégal, l’ex-subdivision
central de Kaolack devint le chef lieu de la région du Sine-Saloum.
C’est le premier juillet 1984 qu’un nouveau découpage administratif
a scindé la région Sine-Saloum en deux : la région de Kaolack
et la région de Fatick.
La région de Kaolack comprend les départements de Kaffrine,
Kaolack et Nioro du Rip et s’étend sur une superficie de 16 010
km2, soit 14% du territoire national. Elle est située entre les
14° 30 et 16° 30 de longitude Ouest et 13° 30 et 14° 30 de latitude
Nord.
La région est limitée :
-
au Nord par les régions de Fatick (département de Gossas)
et de Louga (département de linguère)
-
au Sud par la République de Gambie
-
à l’Est par la région de Tambacounda
-
à l’Ouest par la région de fatick (département de Foundiougne
et fatick).
La population de Kaolack
est estimé en 2002 à 1 155 748 habitants, soit 11,51 % de la population
du Sénagal et une densité moyenne de 72.18 hb/km2.
Le climat est de type
sahélo-soudanien marqué par des températures relativement hautes
d’avril à juillet (15-18° à 35-40°C), une longue saison sèche
de novembre à juin/Juillet (8 à 9 mois) et une saison des pluies
(juin/juillet à octobre).
Sur un relief plat
dans son ensemble, la région de Kaolack présente une végétation
riche et variée allant de la savane arbustive au Nord au Faciès
boisé vers le Sud et Sud-Est.
Les animaux sauvages
à plumes (terrestres et aquatiques) et les animaux sauvages à
poils constituent la faune de la région.
Les activités agricoles occupent
75 % de la population avec des spéculations comme l’arachide,
la pastèque, le haricot, le mil et le sorgho, le coton, le maïs,
le sésame, le fonio, le riz et des cultures maraîchères.
L’élevage concerne les bovins, ovins, caprins équins, porcins
et la volaille. Il est de type extensif.
La pêche maritime et continentale sont artisanales.
L’artisanat de production,
d’art et de services est assez importante dans la région. Les
entreprises artisanales agro-sylvopastorales procurent un tiers
des emplois du secteur. Le commerce occupe une bonne partie de
la population active en toute saison. La région de Kaolack entretient
des échanges commerciaux avec la république de Gambie et du Mali.
Ces échanges sont facilités par l’existence de la « transgambienne »
et de la voie ferrée.
Le réseau routier de la région s’étend sur 1 677 km. A
cela il faut ajouter un réseau ferroviaire de 150 km et les ports
de Diorane et de Lyndiane qui servent au transport maritime.
La ville de Kaolack,
chef-lieu de la région, est distant de Dakar (capitale du Sénégal)
de 197 km.
